Charlemagne
L’empereur à la barbe fleurie peut être vu comme une des figures historiques de la plupart des pays d’Europe, y compris le notre, tant l’empire qu’il construisit fut étendu (de la Catalogne espagnole à la Pologne et la Hongrie).
Ce fils de Pépin le Bref (Pépin “le petit”) est né en 742 ou en 748 selon les historiens, à Aix-la-Chapelle (actuellement en Belgique) et mort en 814. D’abord roi des Francs, puis des Lombards, il est couronné empereur par le Pape Léon III en l’an 800.
Il agrandit le royaume principalement au détriment des Saxons, peuplades alors païennes qui avaient vaincu les Légions romaines et guerroya longtemps pour contenir les sarrazins qui occupaient alors l’Espagne. Il se révèle comme un grand propagateur de la chrétienté.
Il peut être considéré comme l’inspirateur de l’organisation étatique moderne, utilisant les missi dominici (qui sont toujours par deux: un comte et un évêque) pour contrôler ses vassaux (l’empire est subdivisé en 250 comtés, ou pagi chaque comte étant à la fois “administrateur, juge, chef militaire et percepteur des impôts”) et faire appliquer les décisions de l’empereur consignés sur des capitulaires qui pouvaient concerner les questions économiques, religieuses, culturelles, …). La habitants des pagis (pays) sont les pagenses d’où vient le mot de “paysan”. Sous son règne, l’esclavage agricole tend à se réduire fortement et à se transformer en servage mais, inversement, de nombreux petits propriétaire terriens cèdent leurs terre à un protecteur, se contentant d’être simplement métayers ou fermiers d’une tenure.
Il homogénéïse les diverses monnaies locales en une monnaie d’argent, facilitant ainsi les échanges et le commerce. Sous son administration, de nombreuses routes sont défrichées, entretenues, les foires sont favorisées, le commerce est encadré avec des prix fixés et taxé.
Sur le plan militaire, à l’exemple de son grand-père, Charles Martel, il développera une cavalerie cuirassée et, développant les uniformes des légions romaines, protègera ses fantassins d’un corselet recouvert de plaques métalliques. “Chaque grand propriétaire devait servir en personne et devait en plus équiper à ses frais et amener avec lui à la guerre un certain nombre de paysans : d’autant plus s’il était riche. Ceux qui cherchaient à s’y dérober étaient punis d’une lourde amende et les déserteurs étaient condamnés à la peine capitale”. (Les Carolingiens).
“Le vaste empire de Charlemagne était borné à l’ouest par l’océan Atlantique, au sud, par l’Ebre, en Espagne, par le Volturno, en Italie ; à l’est par la Saxe, la Theiss, les monts Krapacks et l’Oder ; au nord par la Baltique, l’Eyder, la mer du Nord et la Manche” (Histoire du monde).
Extrait de Wikipedia
Mais c’est peut être dans le domaine de l’éducation que Charlemagne est resté dans nos coeurs. “Il fut le restaurateur des lettres ; il attira en France par ses libéralités les savants les plus distingués de l’Europe, fonda dans son palais même la première Académie qu’on eût vue dans les Gaules, l’École palatine, que dirigeait Alcuin, et s’honora d’en être membre lui-même (il y avait pris le nom de David). Il établit des écoles où l’on enseignait la grammaire, l’arithmétique, la théologie et les humanités”. Et, “En 789, il promulgue le capitulaire Admonitio generalis qui ordonne que soit créée dans chaque évêché une école destinée aux enfants laïcs” (Wikipedia).
Enfin, ce n’est certainement pas son plus grand mérite, il inspira France Gall en 1964 avec sa chanson “Sacré Charlemagne”.
Charlemagne,







